UX RESEARCH : USAGES, PARCOURS ET EXPÉRIENCE DES PUBLICS
Comprendre les personnes pour éclairer les stratégies digitales et la médiation muséale.
Je place la recherche utilisateur au cœur de mon approche du conseil. Mon point de départ n’est pas un outil, un canal ou une interface, mais les personnes : ce qu’elles cherchent à accomplir, ce qu’elles comprennent, ce qu’elles ressentent et les difficultés qu’elles rencontrent.
Mon approche croise données d’usage, analyse des parcours et recherche qualitative pour éclairer les décisions en matière de positionnement, de contenus et d’expérience digitale. Elle vise à relier les besoins des publics aux objectifs de l’organisation, sans réduire l’expérience à un indicateur de conversion.
Dans le champ culturel, cette réflexion s’étend à l’expérience visiteur et à la médiation muséale : préparer une visite, s’orienter, accéder aux contenus, rencontrer les œuvres et prolonger leur découverte.
MON APPROCHE DE LA RECHERCHE UTILISATEUR
Pour moi, l’UX Research consiste à construire une compréhension documentée des personnes et de leurs usages afin de mieux orienter les décisions. Elle ne se limite ni à demander un avis, ni à examiner l’apparence d’un site.
Je cherche à distinguer ce que les personnes déclarent, ce qu’elles font dans une situation donnée et ce que les données permettent effectivement d’observer. Ces regards peuvent se compléter, mais aussi faire apparaître des écarts qu’il faut explorer.
Cette démarche m’aide à interroger les évidences internes : les mots employés sont-ils compris ? Les informations attendues sont-elles accessibles ? Le parcours correspond-il aux intentions des utilisateurs ? Le dispositif proposé répond-il à un besoin identifié ?
L’objectif n’est pas de confirmer une solution déjà choisie, mais de réduire les angles morts et de formuler des recommandations argumentées.
Vous souhaitez mieux comprendre vos utilisateurs, vos visiteurs ou les difficultés rencontrées dans leurs parcours ? Échangeons sur les questions à explorer avant de choisir les solutions.
COMPRENDRE AVANT DE RECOMMANDER
Dans mes missions, je cherche à clarifier le problème avant de prescrire une réponse. Une baisse de conversion, un contenu peu consulté ou un dispositif de médiation délaissé constituent des points de départ, pas des explications.
🙍 Partir des situations réelles
Qui utilise le service ou le dispositif ? Dans quel contexte, avec quelles attentes et quelles contraintes ? Je m’intéresse aux situations concrètes plutôt qu’à une représentation abstraite de « l’utilisateur moyen ».
⁉️ Rendre les hypothèses explicites
Je distingue ce que l’organisation sait, ce qu’elle suppose et ce qu’elle doit encore vérifier. Ce cadrage permet de concentrer la recherche sur des questions utiles aux décisions à prendre.
🪢 Relier les constats aux objectifs
Comprendre une difficulté ne suffit pas : il faut examiner ses conséquences pour les personnes et pour l’organisation. Je cherche à articuler qualité de l’expérience, accessibilité des contenus et objectifs de performance ou de médiation.
✅ Formuler des recommandations contextualisées
Mon rôle consiste à transformer les enseignements en pistes d’action, en précisant leur justification, leurs limites et les points qui restent à tester.
QUATRE DIMENSIONS POUR COMPRENDRE L’EXPÉRIENCE
01 — Besoins, intentions et contextes
Que souhaite accomplir la personne ? Quelle information recherche-t-elle ? De quel temps dispose-t-elle ? Je cherche à comprendre les motivations et les contraintes qui donnent du sens à ses choix.
Cette lecture permet de questionner la pertinence d’un contenu, d’un service ou d’un dispositif avant d’en optimiser les détails.
02 — Comportements et parcours
Comment les personnes cherchent-elles, naviguent-elles et passent-elles d’une étape à l’autre ? Où hésitent-elles ? À quel moment interrompent-elles leur démarche ?
Je m’intéresse aux enchaînements entre les points de contact, sans limiter l’analyse à une page ou à un canal isolé.
03 — Compréhension et perceptions
Quels mots sont compris ? Quelle image le discours renvoie-t-il ? Qu’est-ce qui semble clair, rassurant, complexe ou éloigné des attentes ?
Cette dimension nourrit ma réflexion sur les contenus, le positionnement et la relation entre une organisation et ses publics.
04 — Ressenti et expérience vécue
Comment les personnes racontent-elles leur expérience ? Qu’est-ce qui les intéresse, les gêne ou les laisse indifférentes ? Que souhaitent-elles approfondir ?
Je souhaite donner une place à ces descriptions, en distinguant le ressenti exprimé des comportements observés et des interprétations que l’on peut en proposer.
CROISER LES DONNÉES ET LA PAROLE DES UTILISATEURS
Mon approche associe analyse quantitative et compréhension qualitative. Je ne cherche pas à opposer les chiffres aux récits, mais à comprendre ce que chaque matériau permet d’établir.
Une donnée de fréquentation indique un niveau d’usage. Elle ne suffit pas, à elle seule, à expliquer une intention ou une difficulté. À l’inverse, un témoignage peut révéler un problème important sans permettre d’en mesurer la fréquence dans l’ensemble du public.
Selon le projet, le travail peut mobiliser l’analyse des données disponibles, des entretiens, des observations, des questionnaires ou des tests de parcours. Le choix dépend de la question, du terrain, des publics accessibles et des moyens disponibles.
Je veille à préciser le périmètre des constats : qui a été entendu, dans quelles conditions, sur quel parcours et avec quelles limites. L’objectif est de produire une lecture utile à la décision, sans donner aux résultats une portée qu’ils n’ont pas.
UX RESEARCH ET STRATÉGIE DIGITALE : QUELLES DÉCISIONS ÉCLAIRER ?
J’intègre la compréhension des utilisateurs à mes réflexions sur la visibilité, les contenus et les parcours. L’enjeu est de ne pas attirer une audience sans examiner l’expérience qui lui est ensuite proposée.
| Domaine | Questions à explorer | Décisions possibles |
|---|---|---|
| Positionnement | Comment l’offre est-elle comprise ? Quelles attentes rencontre-t-elle ? | Clarifier la proposition, le vocabulaire et la hiérarchie des messages. |
| Contenus et recherche d’information | Quelles questions les personnes se posent-elles ? Quelles réponses leur manquent ? | Définir les priorités éditoriales et rendre les informations plus accessibles. |
| Architecture de l’information | Les rubriques et les intitulés permettent-ils de trouver ce que l’on cherche ? | Revoir l’organisation des contenus et les chemins d’accès. |
| Parcours et conversion | Où les personnes hésitent-elles ou abandonnent-elles ? Quelles explications examiner ? | Prioriser les améliorations et formuler des hypothèses à tester. |
| Expérience culturelle | Comment les publics découvrent-ils, comprennent-ils et utilisent-ils les ressources proposées ? | Ajuster les contenus de médiation et leur place dans le parcours visiteur. |
La restitution peut prendre la forme d’une synthèse d’insights, d’une représentation des parcours ou de recommandations priorisées. Je cherche à rendre explicite le lien entre les matériaux recueillis, leur interprétation et les actions proposées.
RECHERCHE UTILISATEUR ET MÉDIATION MUSÉALE
Mon parcours en histoire de l’art et en stratégie digitale nourrit une attention particulière à l’expérience des publics dans les musées et les lieux culturels. Je souhaite comprendre la place des contenus et des dispositifs dans la rencontre avec les œuvres, sans considérer le numérique comme une réponse systématique.
Avant la visite : découvrir et se projeter
Comment une personne découvre-t-elle une exposition ? Comprend-elle sa proposition ? Trouve-t-elle les informations nécessaires pour décider de venir et préparer sa visite ? J’aborde ces questions comme une continuité entre visibilité, information et expérience.
Pendant la visite : s’orienter et rencontrer les œuvres
Comment les visiteurs choisissent-ils leur parcours ? Quels contenus consultent-ils, dans quelles conditions et pour quelles raisons ? Un audioguide, un contenu mobile ou un dispositif interactif doit être interrogé à partir de son usage et de sa place dans la visite, pas seulement de ses fonctionnalités.
Après la visite : retrouver et approfondir
Les publics souhaitent-ils retrouver une œuvre, comprendre une référence ou partager une découverte ? Je m’intéresse aux prolongements qu’ils recherchent réellement, sans supposer qu’un engagement numérique après la visite constitue un objectif pour tous.
Évaluer la médiation au-delà de la consultation
Je souhaite examiner ce que les publics comprennent, ce qu’ils retiennent et la manière dont ils décrivent leur expérience. Le nombre de consultations d’un contenu ne répond pas, à lui seul, à ces questions.
Mon angle : ne pas seulement vérifier qu’un dispositif fonctionne, mais comprendre ce qu’il apporte à l’expérience et à la relation aux œuvres.
DE L’EXPÉRIENCE UTILISATEUR À L’EXPÉRIENCE ESTHÉTIQUE
En parallèle de mon activité de consultant, je développe une recherche indépendante sur les sensations suscitées par l’art. Elle prolonge mon intérêt pour la perception, les émotions et la manière dont les personnes décrivent une expérience.
Cette démarche est nourrie par mon parcours en histoire de l’art, ma formation en psychologie cognitive à Berkeley et les formations en neuroesthétique que je poursuis actuellement.
Je distingue toutefois cette recherche de mes missions de conseil. Elles partagent des questions et une attention aux personnes, mais ne répondent pas aux mêmes objectifs ni nécessairement aux mêmes protocoles.
Mes missions auprès d’acteurs de la santé constituent un autre terrain de réflexion : j’explore la manière dont certains enseignements pourraient éclairer des recommandations marketing et UX, sans les présenter comme des bénéfices médicaux ou thérapeutiques.
FAQ — UX RESEARCH ET EXPÉRIENCE DES PUBLICS
Je pars des questions que l’organisation doit résoudre et des personnes concernées. J’articule ensuite les données disponibles, les besoins d’investigation et les objectifs du projet pour formuler des recommandations sur les contenus, les parcours ou l’expérience proposée.
Non. Je m’intéresse aussi à la compréhension d’une offre, aux attentes des publics, à la recherche d’information et aux passages entre différents points de contact. Dans le champ culturel, cela inclut la préparation d’une visite et la place des dispositifs de médiation dans l’expérience sur site.
Le choix dépend de la question à éclairer, du stade du projet, du terrain et des moyens disponibles. L’analyse des données, les entretiens, les observations, les questionnaires ou les tests ne répondent pas aux mêmes besoins. Leur pertinence doit être examinée lors du cadrage.
Les indicateurs font partie de mon analyse, mais je les replace dans le contexte du parcours et de l’intention de la personne. Je cherche à comprendre ce qui facilite ou empêche une action pertinente, plutôt qu’à traiter toute interaction comme une conversion à obtenir.
Je m’intéresse à la manière dont les publics accèdent aux contenus, les comprennent et les utilisent dans leur rencontre avec les œuvres. J’articule les objectifs de médiation avec les situations de visite, en interrogeant la pertinence des dispositifs numériques plutôt qu’en présupposant leur utilité.
Selon le périmètre défini, la restitution peut comprendre une synthèse des enseignements, une représentation des parcours, une identification des difficultés ou des recommandations priorisées. Les livrables et leurs usages sont à préciser dès le cadrage de la mission.
Les deux démarches partagent une attention aux perceptions et à l’expérience vécue. Ma recherche indépendante porte sur les sensations suscitées par l’art ; mes missions de conseil répondent à des problématiques d’organisation, de contenus et de parcours. Je veille à conserver cette distinction dans les méthodes comme dans les conclusions.
PARTONS DE VOS UTILISATEURS ET DE VOS PUBLICS
Vous préparez une refonte, souhaitez clarifier vos contenus ou cherchez à mieux comprendre un parcours digital ? Vous vous interrogez sur l’expérience de vos visiteurs et la place de vos dispositifs de médiation ?
Je vous propose de partir des décisions à prendre : ce que vous savez déjà, les hypothèses à vérifier et les questions qui nécessitent d’aller à la rencontre de vos publics.
Nous pourrons définir un périmètre de travail adapté à vos objectifs et à vos moyens, avec une articulation claire entre recherche, analyse et recommandations.